Mode Mode & Beauté

L’art délicat du vestiaire d’été dans un pays où il n’y en a pas.

10 juin 2014

Pendant des années, j’ai persisté à croire qu’il y avait une utilité à s’acheter des vêtements d’été alors qu’on habite Lille. L’innocence de ceux qui ne sont pas nés ici.

Et puis j’ai renoncé : à quoi bon, alors que cumulé, à tout casser, l’été dure ici 12 jours, 20 les grandes années. Et que chaque jour de canicule débouche systématiquement dans les heures qui suivent sur un orage qui fera mécaniquement chuter la température de 10 degrés. Histoire de ne pas trop s’habituer. Au Nord, c’était les corons, la terre l’horizon, on connaît la chanson et nul n’échappe à ce putain de destin des mineurs de fond.

Donc pour l’été, c’est pas compliqué, 3 robes, 2 shorts, et je tiens 4 ans. Je rajoute une ceinture pour changer de look, et hop, je repars encore pour une année.

robe-grecque

Non, la grande affaire du Nord, le défi qu’il faut relever, est d’une toute autre nature : ici, il te faudra ruser pour affronter avec style et dignité une météo qui ne va rien faire pour te simplifier la tâche, j’ai nommé, la demi-saison.

La bonne nouvelle, c’est que ce défi est exactement le même qu’à San Francisco la belle, où le thermomètre oscille toute l’année aux alentours de 20°, avec des pointes à 26 en cas de soleil, et des surprenantes descentes à 12 en cas de brouillard, le tout dans la même journée.

La mauvaise nouvelle, c’est que tu n’as pas la vue sur San Francisco Bay pour te motiver ;-(

Variation sur le pantalon en toile, salopette en lin, abus de chèche, gilet jamais bien loin, ma stratégie de demi-saison s’élabore petit à petit. Dans 10 ans, je crois que je serais tout à fait au point. Parée. Parfaite. Prête… à déménager à San Francisco !

salopette

black-white

rouille-roi

 

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3 Commentaires

  • Répondre Stelda 10 juin 2014 at 21 h 14 min

    Belle tactique, on sent une élaboration née d’un long processus de réflexion (marre de cailler puis avoir presque chaud, puis cailler puis être mouillé…). C’est ce p*** de temps de mi-saison semi-permanent qui m’empêche de déménager à Lille. Déjà à Tours, avec 50 jours d’été, c’est rude, à moins, j’en mourrais.

  • Répondre anacoluthe 12 juin 2014 at 12 h 29 min

    @Stelda : Tours ça me paraît déjà le Sahara, vu du Nord 😉 !
    J’avoue que je le vis pas très bien, cette mi-saison permanente, je le savais pour le moral (on a + la pêche quand il y a du soleil) mais je là, j’ai seulement réalisé cette année les conséquences sur la manière de m’habiller

    (je suis un peu lente à la détente, ou je crois que je faisais l’autruche, tout simplement !!)

  • Répondre Alors le gluten, c’est le diable ou quoi ?! | la vie est une anacoluthe 17 juin 2014 at 14 h 32 min

    […] j’ai vraiment beaucoup de personnalité, je viens de m’acheter une salopette. Et d’arrêter le […]

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