Cuisine Lu !

Procrastination et tarte aux pâtissons

20 janvier 2012

Le jour où j’ai croisé la route du mot procrastination, j’ai su que j’avais rejoint ma maison. Remettre tout au (sur) (sur) (et sur mais sûr alors) lendemain, c’est une seconde nature chez moi.

Exemple de temps écoulé entre la décision et l’action :

> Faire mon premier enfant : 2 ans

> Faire les travaux dans mon salon : 4 ans

> Me couper les cheveux courts : 8 mois

> Écrire ce billet : 6 semaines

À ma décharge, je dois gérer en même temps mes carrières d’ouvrier en bâtiment, maman, infirmière et blogueuse. Ah, et parfois aussi, je travaille.

Mais quand bien même, procrastination, j’écris ton nom.

Voilà sans doute la raison pour laquelle j’admire tant Annabelle. Annabelle, c’est une idée, une action.

Tiens, par exemple, quand son homme lui a demandé « Que faire de simple aujourd’hui avec les légumes frais ? », hop, elle a fait un livre de recettes.

Alors que moi, quand mon homme me demande « Qu’est-ce qu’on mange de bon aujourd’hui ? », le seul truc que je fais, c’est la gueule…

Elle trouvait que c’était un peu compliqué, ces histoires d’éditeurs ? Elle l’a édité elle-même.

Elle se demandait comment le distribuer ? Elle a toqué à la porte des libraires et des supermarchés (gros succès au rayon fruits et légumes, forcément…)

Elle s’est dit que ce serait bien de faire connaître le livre aux journalistes ? Elle a envoyé un mail au Monsieur Gastronomie de France 3 Nord. Un mois plus tard, elle était sur les plateaux de télé à cuisiner.

Bien évidemment, quand elle s’est dit que ce serait bien de convertir les américains aux légumes, elle a traduit son bébé en anglais et direction Los Angeles pour en faire la promotion.

Là, je m’inquiète un peu, parce qu’elle m’a avoué son rêve, faire manger des légumes aux soirées des Oscars…

Enfin bref, 4 ans après son premier « I had a dream with vegetables inside », et après avoir vendu 200 000 opus de ses 2 ouvrages disponibles en 4 langues (non mais 200 000 exemplaires quoi !) Annabelle s’est lancé un nouveau défi : nous faire manger des pâtissons. Et des bettes, des pois cassé, des fèves, des betteraves, etc.

Tous ces légumes qu’on regarde vaguement sur l’étal du marché, et qu’on repose parce qu’on n’a aucune idée de comment les cuisiner : « Que faire de simple aujourd’hui avec les autres légumes et les herbes ? » ça s’appelle.

Aux fourneaux, Annabelle, à la photo, son homme Arnold, et aux fourneaux bis le chef prometteur Benoît Flahault de l’estaminet Quanta.

Un chef un vrai ? Je te laisse imaginer comment ça s’est passé… Annabelle : « Tiens, ce serait bien de demander à un chef de cuisiner des légumes ! ». Annabelle, 12 secondes plus tard « Allo Benoît… »

En tout cas, je crois que ça commence à agir sur ma procrastination, ce livre de 85 recettes faciles…

Oui, je me suis laissé tenter, et j’ai déjà réalisé – comme ça, vite fait – les lasagnes de bettes au saumon de la page 29, la petite crème à l’ail et à la coriandre de la page 77, les galettes de lentilles et pois chiche sises page 45, et puis, parce que j’aimais bien la page 50, du houmous de betterave…

Oui, bon, en vrai, j’ai honteusement détourné les plats qu’Annabelle avait réalisés pour la présentation presse, mais j’ai déjà fait de mes mains la purée de Panais et le Tian de courgettes, mais comme mon mari à moi est pas photographe de profession, c’est moins beau quand je cuisine…

Une autre fois – et si elle veut bien – je vous parlerais de quand Annabelle est aussi une sculptrice de talent.

Ah oui, je t’ai pas dit : faire des livres de cuisine, c’est juste un loisir pour elle…

(Mais moi à mes heures perdues, je noue des rubans sur des tee-shirts déchirés, et toc !)

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6 Commentaires

  • Répondre l'expat de biarritz 20 janvier 2012 at 18 h 49 min

    Je viens de googliser « bette » et d’apprendre l’existence d’un légume (en réalité j’avais déjà vaguement entendu parler des blettes)… parce-que moi quand mon homme me demande « qu’est-ce qu’on mange de bon aujourd’hui ? » je lui réponds « ce que tu vas préparer mon amour ». D’ailleurs il a arrêté de me le demander.

  • Répondre maisquelbeautemps 21 janvier 2012 at 9 h 48 min

    Annabelle, Annabelle, je veux être Annabelle…
    allez, dis-moi qu’elle est virtuelle, Annabelle!
    je l’aime et la déteste… grrrrrr… je veux être Annabelle

  • Répondre anacoluthe 23 janvier 2012 at 10 h 55 min

    @l’expat de biarritz : moi j’ai appris que « bette » et « blette » c’est la même chose, on se demande bien pourquoi… Je vote pour ta réponse !

  • Répondre anacoluthe 23 janvier 2012 at 10 h 57 min

    @maisquelbeautemps : non désolée, elle est pas virtuelle ma cop’s Annabelle, et même qu’en plus elle est toute belle ! mais faut pas la détester puisqu’elle nous prend gentiment par la main pour nous montrer le chemin (on dirait du cabrel, non ?!)

  • Répondre Blogueuse égarée 23 janvier 2012 at 23 h 49 min

    Elle donnerait pas des cours, cette Annabelle ?

  • Répondre anacoluthe 24 janvier 2012 at 10 h 28 min

    @blogueuse égarée : des cours anti-procrastination ? J’en rêve ! Pour les cours de cuisine, se reporter à son bouquin…

  • Répondre à Blogueuse égarée Annuler Répondre