Tourisme & Sorties

Scoop : Brad’ à Lille (sans Angelina)

11 septembre 2011

Brad’à Lille sans Angelina, c’est ce qu’aurait titré un hypothétique Voici nordiste. Mais le véritable scoop de la Braderie de Lille 2012 fut plutôt le déluge qui s’est abattu sur les 100 km de stands, samedi soir, permettant ainsi de ne pas faire mentir l’adage qui veut qu’il fait toujours beau à la Braderie, sauf quand il pleut.

Eh bien, pour ce cru 2012, on a eu un échantillon représentatif de la météo nordiste, toutes les saisons en 24 h, canicule estivale le samedi, giboulées de printemps dans la nuit, automne le lendemain.

La braderie sous la pluie, ça n’est pas bien loin de l’enfer sur terre, piétiner devant des stands avec les gouttes qui se faufilent dans le cou, glisser sur les pavés, soulever les bâches pour observer les objets à la dérobée et autres joyeusetés…

Mais la braderie après la pluie – comme nous l’avons fait dimanche – c’est le paradis. Enfin, pour les acheteurs. Pour les vendeurs – petite nuit, regards caveux, marchandise détrempée – le moral est tellement bas que les prix dégringolent.

Dura braderie lex sed lex…

Et à mes 10 commandements du bradeux heureux de l’année dernière, je pourrais donc ajouter ce 11ème :

Pour faire des affaires à la Braderie, la pluie tu attendras.

C’est d’ailleurs en suivant ce précepte que nous avons négocié les deux tableaux suivants à – pffff – 20€ chacun. Les tableaux, c’est un peu une maladie chez nous, on passe notre temps à en acheter, à tel point que je voudrais désormais adopter la technique du collé-collé, ou l’art d’accrocher des tableaux les uns à côté des autres, et il me semble que ces deux-là auraient bien des choses à se raconter.

Mais la grande leçon de cette braderie 2012 restera aussi qu’il n’est jamais trop tôt pour apprendre à brader. C’est ainsi que nous avons solennellement remis 5€ à chacun de nos enfants. Budget qu’elles avaient la liberté de dépenser comme elles l’entendaient, mais liberté en négociant faut pas déconner quand même.

C’est comme çà qu’on s’est retrouvé quatre parents attendris au-dessus de deux têtes blondes – aussi intimidées l’une que l’autre – à leur souffler les paroles de la négo :

« Vas-y, chouchou, tu demandes à la petite fille combien coûte cette poupée…

– Réponds à la petite fille, ma chérie, dis-lui 1€50…

C’est 1€50 chouchou, essaie de voir si tu peux négocier un peu…

– Alors ma chérie, tu peux faire un effort sur la poupée ? Dis 1€30, allez ! »

Et c’est ainsi que la première transaction en mode ventriloque de Mini-Monstre en Second a abouti finger in the nose (pour de vrai).

Pour finir, voici quelques photos de mon safari-braderie – tous les objets que j’ai chassés pour vous à défaut de les acheter – avec en bonus track, deux objets hideux cachés parmi la foule. Saurez-vous les retrouver ?

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12 Commentaires

  • Répondre sabine 11 septembre 2011 at 22 h 21 min

    ça fait dix ans que je dois refaire la braderie!! Quand j’étais étudiante c’était quatre jours de bringue et chine!
    (bon sinon, c’est bon je les ai retrouvés!)

  • Répondre bergamote 12 septembre 2011 at 8 h 26 min

    Oui j’ai mon idée sur les qqs trucs hideux!!! Y en a qui se foulent pas pour les stands!! Sinon ton titre est génial!

  • Répondre anacoluthe 12 septembre 2011 at 9 h 30 min

    @sabine : tss, tss, tu m’as déjà dit l’année dernière que tu devais RE-faire la braderie… bon, j’imagine que ça doit pas être facile avec l’emploi du temps de Grand-Mari, mais si vous voulez vous faire un jour un plan « petit poucet on perd les 4 dans la forêt », la Braderie me semble une piste intéressante 😉

  • Répondre anacoluthe 12 septembre 2011 at 9 h 32 min

    @bergamote : alors, faut savoir qu’en vrai, y’a DEUX braderies qui cohabitent : l’authentique avec vieux objets et/ou particuliers qui vident leur grenier… et la moderne, avec de la fouf’ à perte de vue, sans intérêt, dont ce stand de slobards hyper classe !
    Mais heureusement, c’est bien délimité selon les rues, on peut tout à fait éviter la foire à mimile…

  • Répondre Firemaman 12 septembre 2011 at 9 h 39 min

    Oh la valise avec les vieux autocollants, elle est magnifique ! Punaise il faut vraiment que je me remette à faire les brocantes et autres marchés aux puces (même si je sens que les prix en euros vont me faire fulminer)

  • Répondre anacoluthe 12 septembre 2011 at 14 h 58 min

    @Firemaman : je l’ai vue sur un stand spécialisé en valise, malle, et autres sacs… (et accessoirement, c’est aussi sur ce stand que j’ai vu la petite biche empaillée, j’ai un truc honteux avec la taxidermie, en ce moment, j’adore…)

    T’as pas chiné depuis qu’on est passé à l’euro ? Unbelievable pour les nordistes ! (y’a pas que la braderie de Lille, chaque ville a sa braderie, c’est un sport régional)

  • Répondre Sosso 12 septembre 2011 at 21 h 13 min

    Et les moules?
    Non parce que la braderie j’aimerais la faire, mais,on mange?

  • Répondre anacoluthe 13 septembre 2011 at 9 h 46 min

    @Sosso : parlons-en de la moule ! Pour la première fois de ma vie de braderie, j’en ai mangé des bonnes cette année. Des moules servies chaudes, à volonté, bien lavées, pas dans une barquette plastique… bref, un truc rare pendant la braderie (cf mon post de l’an dernier)
    Bon, c’était un chouia cher pour des moules, mais à volonté !! C’était à l’Estaminet Gantois (la brasserie de l’Hermitage Gantois, un hôtel 5 étoiles, donc forcément…)

  • Répondre ema / la bienveillante 13 septembre 2011 at 15 h 58 min

    Je vois que mon petit chien Bambi aurait pu trouver son bonheur. Quel délicieux compagnon et, oserais-je le dire, mort.

  • Répondre anacoluthe 14 septembre 2011 at 9 h 39 min

    @ema : Tu veux dire que Bambi aurait aimé la biche empaillée au point de vouloir qu’elle trône dans ton salon (comme mes filles) ? Ou alors c’est la cage à oiseaux ornée de chiens chiens (genre méfiez-vous du dehors, les oiseaux, l’ennemi est partout) qui lui aurait plu ?

  • Répondre Blogueuse égarée 15 septembre 2011 at 8 h 56 min

    Jolie sélection ! J’adore la photo des lettres en bazar.
    Dis, el gars qui vendait la voiture à pédales rouillée 250 euros, son moral avait pas trop baissé sous la pluie, apparemment.

  • Répondre anacoluthe 15 septembre 2011 at 17 h 05 min

    @Blogueuse égarée : elle devait dater de la veille (jour de soleil !) son étiquette ! Tu sais qu’on en voit rarement, des étiquettes de prix, à la braderie, et franchement, même une bras cassé de la négo comme moi arrive à négocier là-bas, tellement ça fait partie du processus…

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