Mode Mode & Beauté Tourisme & Sorties

Vestiaire bestiaire

18 décembre 2010

Ça a commencé sans crier gare, dimanche dernier, au détour d’une allée, à la Braderie de l’art.

Là, sous mes yeux, j’ai vu des clés se métamorphoser en poisson argenté… Les écailles luisaient et me plongeaient dans un état semi-conscient… Sauter le pas ? Comme une carpe acheter, sans rien en dire à mon banquier ?

250€, le prix de la beauté, malheureusement, j’ai résisté.

Peu après, fendant la faune de l’après-midi, je me sentis comme captivée par une créature étrange : mi-cyclope, mi-oiseau, elle m’hypnotisait de sa douce lumière, auréolée de plumes d’autruches altières.

Qu’il fut dur de s’arracher à cette chère douceur, 160€, prix bradé !

Puis ce matin, sur mon pare-brise, j’ai vu les plumes d’oies prisonnières du givre.

Je pensais égarée par ce message codé, que les augustes volatiles cherchaient à m’avertir : le froid était bien là, il fallait me méfier…

Hélas, que n’ai-je vu plutôt que ce n’était que moi, qui me laissait gagner par l’animal en moi ?

Vers midi, comme si la bête en moi montait, un renard roux s’est progressivement emparé de mon cou.

La métamorphose était enclenchée.

A 15H, j’ai senti une première plume pousser au milieu de mes cheveux.

A 16H, l’ensemble de ma chevelure n’était plus que parure de gibier.

J’étais faite, prise au piège du vestiaire bestiaire. Alors j’ai abdiqué, mon sort était scellé : la bête de mode vainquait, la tendance gagnait. De plumes et poils, comme toutes les autres, j’étais parée, tentant d’attirer l’attention du mâle dominant, qui en retour – qui sait ? – irait chasser autruche et gros poisson pour rassasier mon corps de femelle offerte…

Ah ben, non, tiens…

Zyva, La Fontaine, t’es qu’un gros mytho !

***

**************

****************************

Rendez-vous sur Hellocoton !

Vous aimerez peut-être aussi ...

8 Commentaires

  • Répondre Camille 18 décembre 2010 at 14 h 52 min

    Ah, au début j’ai cru que tu causais du renard roux de Firefox, je comprenais pas.

  • Répondre Mlle toutouille 18 décembre 2010 at 19 h 17 min

    Il est mortel le poisson (hors de prix mais génial)

  • Répondre Rebecca 19 décembre 2010 at 11 h 59 min

    J’ai du mal à me rendre compte des dimensions du poisson-clé et du luminaire emplumé. Peux-tu me donner une idée. Au contraire, je trouve les prix hyper raisonnables…

  • Répondre anacoluthe 19 décembre 2010 at 17 h 30 min

    @Camille : le renard roux de Firefox a d’autre ambition que de s’enrouler autour de mon cou : c’est toute la planète Terre qu’il lui faut, le bougre !

  • Répondre anacoluthe 19 décembre 2010 at 17 h 31 min

    @Mlle toutouille : mortel, oui, et en plus d’être beau, il était aussi très agréable à porter, un peu lourd…

  • Répondre anacoluthe 19 décembre 2010 at 17 h 34 min

    @Rebecca : le poisson faisait environ 40 cm de long, et la lampe était très grande, plus d’1 mètre de diamètre… Oui, effectivement, chaque objet méritait le prix qu’il coûtait, mais c’était trop cher pour moi… (à la braderie de l’art de Roubaix, comme son nom l’indique, on trouve des œuvres à prix abordable, de 1 à 250€ maxi)

  • Répondre laurence 10 janvier 2011 at 17 h 19 min

    very funny ton post :-)

  • Répondre anacoluthe 10 janvier 2011 at 17 h 22 min

    @laurence : merci pour le funny, c’est le but !

  • Laisser un commentaire