Ecrit ! Geekeries Humeurs

La bête au bois dormant

23 novembre 2010

De la paresse à la lenteur, il n’y a qu’un pas, mais quel effort pour le faire…

Car la paresse c’est l’oisiveté, terrifiante mère de tous les vices et versa.

Alors s’y adonner volontairement, non, on ne peut ni ne doit…

Et puis, ici ou , je lis. Je lis – effort des yeux et abandon du corps – que le temps est au lent.

Réaction à la célérité qui a contaminé nos jours, nos nuits, nos rêves.

La vie tweetée des anges, ce serait pas l’enfer sur terre, l’enfer les autres, dis ?

Cet hiver, j’ai décidé de m’ennuyer. Pourquoi les ours auraient-ils le monopole de l’hibernation ?

Perdre mon temps, gagner je-ne-sais-quoi, l’impression du temps qui passe, du temps qui est peut-être ?

Et si tempo giusto, c’était pianissimo ?

Et prendre aussi le temps de regarder l'envers de la lumière...

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20 Commentaires

  • Répondre electromenagere 23 novembre 2010 at 13 h 26 min

    Un article de blog sur la paresse sans le mot procrastination, je dis bravo ! (c’est vrai, y’en a marre de ce mot !) :)

  • Répondre Mlle toutouille 23 novembre 2010 at 14 h 42 min

    😀 Moi aussi j’ai remarqué que le mot « procrastination » était (trop) à la mode

  • Répondre Firemaman 23 novembre 2010 at 15 h 31 min

    Je crois aussi que je vais hiberner, et je me réveillerais quand les oiseaux chanteront de nouveau, dans quelques mois.

  • Répondre Cilaïne 23 novembre 2010 at 16 h 33 min

    Quel magnifique texte, j’adore, Madame la bien-plus-que-rédactrice !
    « De la paresse à la lenteur, il n’y a qu’un pas, mais quel effort pour le faire… » c’est si bien vu/dit (écrit en fait !), et très exactement mon état d’esprit ces jours-ci (sachant que je suis au bureau, c’est pas top, mais bon)

  • Répondre anacoluthe 23 novembre 2010 at 18 h 18 min

    @electromenagere : oui, bien vu, tout le monde emploie ce mot… C’est-à-dire que – le jour où on découvre ce mot – c’est comme une révélation qui transcende ce sentiment honteux qu’on ressent dans son coin, à toujours repousser au lendemain…

  • Répondre anacoluthe 23 novembre 2010 at 18 h 22 min

    @Mlle Tontouille : peut-être aussi parce que – quand on le prononce vite fait – ça fait un peu gros mot, non ?!

  • Répondre anacoluthe 23 novembre 2010 at 18 h 22 min

    @Firemaman : ça serait bien, si on pouvait faire ça pour de vrai, échapper à l’hiver…

  • Répondre anacoluthe 23 novembre 2010 at 18 h 23 min

    @Cilaïne : merci, vous, ça me touche beaucoup, tu sais…

  • Répondre bergamote 23 novembre 2010 at 23 h 00 min

    Ah très joli, ce texte. Plein de belles phrases, très bien écrites….. j’aime!

    J’aime surtout l’idée de prendre son temps….. entourée en permanence de gens SURBOOKES (qui ne le sont pas vraiment mais ça fait bien de dire qu’on n’a pas le temps), j’ai décidé, moi, il y a quelque temps, d’avoir le temps: ralentir dans mon quotidien, mais surtout faire ralentir la famille autour de moi. Bon, ils y arrivent pas.

    La dernière phrase super gentille que l’on m’ai(t ou e) dite? « j’ai du temps, suis disponible ». Emotion!

  • Répondre Camille 23 novembre 2010 at 23 h 18 min

    Et ben tu sais quoi?
    J’ai la flemme de commenter, tiens.

  • Répondre sosso 24 novembre 2010 at 10 h 12 min

    Et si ton prochain article était une page blanche offerte à tes lectrices pour qu’on fasse « rien » avec toi?
    Pas trop souvent quand même, ça m’aère la tête ce blog (et peu d’autres).

  • Répondre anacoluthe 24 novembre 2010 at 15 h 23 min

    @bergamote : surbooké vraiment ou pas, c’est difficile à dire… peut-être effectivement qu’être surbooké est la norme implicite, et que du coup on s’en rajoute, par peur du vide, du rien vertigineux, et puis, mine de rien – rendre compte de ce que l’on fait pour être bien certain que l’on est – ça prend du temps !! Oui, on avait déjà la pression du « être c’est avoir » on a maintenant le « être c’est faire »…

  • Répondre anacoluthe 24 novembre 2010 at 15 h 24 min

    @Camille : c’est ton côté nounours hibernatus, ça !

  • Répondre anacoluthe 24 novembre 2010 at 15 h 25 min

    @sosso : touché le paradoxe ! Je clame que trop c’est trop, et m’en rajoute avec le blog… Alors une page blanche, yes !

  • Répondre La vie (où est le) mode d'emploi (?) 25 novembre 2010 at 9 h 43 min

    L’ennui, je détestais ça dans mon enfance, et aujourd’hui, oui, c’est sans doute devenu un luxe… que je ne sais plus m’offrir. L’un de mes rêves de voyage : traverser les US en voiture, longuement, pour avoir le temps de m’ennuyer.

  • Répondre anacoluthe 25 novembre 2010 at 14 h 50 min

    @La vie (où est le) mode d’emploi (?) : la route aux USA, mythique !! Ce ruban sans fin, sans limite… J’aime beaucoup l’état mental dans lequel nous place la voiture, on pense « sans y penser », les idées se succèdent au gré des paysages, oui, tu as raison, c’est l’idéal la voiture pour s' »ennuyer » !

  • Répondre laure 26 novembre 2010 at 1 h 20 min

    Tempo Hibernatus, j’suis agree with you… tiens et j’ai aussi coupé court, les tifs.
    Du coup je peux ronfler tranquille pendant tous l’hiver, d’ici l’printemps ça repoussera…
    trânquileu … bize

  • Répondre sosso 26 novembre 2010 at 13 h 21 min

    @Laure: pareil que toi, j’ai tout coupé! je me sens moins seule :)

  • Répondre anacoluthe 26 novembre 2010 at 14 h 01 min

    @laure : il fait un temps à re-re-voir Hibernatus, t’as raison (quoi, c’est pas ça que tu voulais dire ?!)
    Marrant, moi, au contraire, mes cheveux courts me pèsent pendant l’hiver (enfin « pèse », je me comprends…) j’aurais envie de me cacher le teint terne dans une longue chevelure dorée…

  • Répondre anacoluthe 26 novembre 2010 at 14 h 02 min

    @sosso : et moi je me sens seule avec mon blues du cheveu court l’hiver, du coup !!

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