Humeurs

Le début de la fin et inversement.

8 janvier 2018

debut-fin

Tu sais, je me souviens de ce moment où je me suis dit que je renonçais à toutes ces conneries de la bloguerie.

Enfin, je ne me souviens pas exactement du moment, quelque part entre celui où j’ai admis que je ne deviendrais jamais une déesse de la bloguerie, et celui où j’ai dû professionnellement monter des opérations avec des déesses de la bloguerie, et où l’envers du décor, nombre de followers, de portée, d’impression, toutes ces conneries de R.O.I., ça m’a filé la nausée de ce monde du blog que j’avais tant aimé, avant. Le moment professionnel n’a pas duré, Dieu merci.

D’ailleurs, pour être honnête, je ne me suis même pas dit que je renonçais définitivement à la bloguerie, comme quoi, ma première phrase était vraiment toute pourrie, je t’ai déjà parlé de mon obsession de la première phrase, sans elle, pas question de commencer un billet, ça colle un peu la pression, alors là, j’en tenais une, même bancale je l’ai saisie.

Non, je me suis dit « à quoi bon, pourquoi dire, écrire, encore… ? » et petit à petit, j’ai ralenti, puis arrêté.

Entre temps, il s’en est passé des choses dans ma vie, des choses dont j’aurais aimé parler, parce que c’est ce que j’avais fait ici des années, donner à exister des parcelles de vie, leur conférer du corps, une couleur, une émotion, presque une réalité. Oui, c’est étrange, c’est en la racontant – même si je la déforme – que mon existence m’apparaît bien réelle.

Mais je ne pouvais pas. Je butais face à ce billet. LE billet, que j’avais lu tant de fois dans la bloguerie, le passage obligé quand on s’est lancé dans cet exercice si particulier qu’est raconter – même en partie – sa vie, et que sa vie a complétement changé.

Comment le dire, à quel moment, jusqu’où raconter, comment éviter le pathos, préserver son intimité… ? On pourrait faire une étude comparée des billets de blogs racontant la rupture, le fond la forme la longueur les commentaires ouverts ou fermés.

Tu vois, j’ai arrêté de me demander comment le dire : en 10 lettre et 3 mots, j’ai divorcé.

Et je vais pouvoir recommencer à t’écrire.

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8 Commentaires

  • Répondre Alix (Liliba) 8 janvier 2018 at 22 h 06 min

    Les expériences et les mots sont différents, mais l’émotion est la même… Étrange tout de même ce lien entre la « bloguerie », les mots que l’on fuit, les maux que l’on affronte et cette nouvelle vie qui pointe son nez… Et assez affolant que voir cette « contagion »… De tout coeur avec toi pour être passée par là ! Et ravie de te lire, comme toujours !

  • Répondre maud 9 janvier 2018 at 1 h 28 min

    Et j’ai le plaisir de pouvoir te relire…. Courage à toi aux enfants à tout le monde car même si le divorce est voulu, souhaité, c’est jamais un moment simple….. Bisousssss lyonnais

    • Répondre anacoluthe 14 janvier 2018 at 22 h 15 min

      Oui, c’est ça, même si on le souhaite, c’est un changement de vie total et profond, donc déstabilisant, forcément… Ca tangue un peu avant de retrouver – j’y aspire – une stabilité apaisée…

  • Répondre Missbrownie 9 janvier 2018 at 10 h 37 min

    J’espère que vous allez bien toutes les 3.
    Chaudoudoux

    • Répondre anacoluthe 14 janvier 2018 at 22 h 18 min

      Des jours avec et des jours sans, plutôt avec à l’automne, plutôt sans pendant les fêtes… mais ça pour moi ça fait longtemps que c’est comme ça, et puis le manque de soleil, pas top pour le moral, même la Voix du Nord l’a dit !

  • Répondre PetitDiable 9 janvier 2018 at 10 h 49 min

    Une épreuve difficile…

    • Répondre anacoluthe 14 janvier 2018 at 22 h 21 min

      Oui, après, j’ai tendance de plus en plus à penser que chaque événement – bon ou mauvais – est une expérience humaine, qui nous fait comprendre des choses, avancer sur notre chemin de vie… enfin, rien de révolutionnaire, mais plus je vis, plus je réalise que c’est vrai !

  • Répondre Sabine 23 janvier 2018 at 18 h 41 min

    Moi, je dis que t’es parfaite. Le plus fort billet jamais lu sur la rupture. Trois mots pour le dire mais des mois pour les sortir.

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