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Luxe, calme et feu de cheminée…

21 décembre 2016

Je n’ai pas l’ambition cocotier.

Les vacances sous les tropiques, les grosses cylindrées, ne me font pas rêver, et dans Diamant sur canapé, la seule chose qui m’intéresserait serait le canapé. Blanc, grand, et si possible devant feu de cheminée. Poêle à bois accepté, je ne suis pas difficile…

Mon vrai luxe, mon fantasme absolu, c’est le calme. Pas un bruit, pas de cris, l’harmonie.

Le calme… Mais comme il se doit avec l’idéal, j’en suis loin, mais alors très loin, dans ma vie actuelle.

Il y a un tel chemin de l’enfant que je fus, à la limite du mutique tant j’aimais le silence, de cette ado qui passait ses vacances d’été perchée sur un rocher dans la garrigue, à lire, dessiner ou contempler l’horizon azuré des Dentelles, jusqu’à ma vie d’aujourd’hui de bruits et de tumultes, que j’ai du mal moi-même à comprendre comment j’en suis arrivée là.

Hormis, bien sûr, que Dame nature est une putain peu respectueuse avec ses administrés.

J’écris cela avec dans l’oreille l’apaisée mélopée des Gymnopédies, qu’aujourd’hui je perçois apaisée, alors qu’elle me semblait honteuse à 20 ans, du temps où je croyais asthénique mon aspiration à la tranquillité. La mélancolie a changé de camp, c’est la fureur de la vie qui aujourd’hui m’attriste, et le calme qui me fait fantasmer…

Mais comme il se doit avec l’idéal, je tends vers lui, absolument, maintenant. Même s’il paraît lointain, aussi azuréen que les Dentelles de mon adolescence, même si je sais les rochers à franchir. Parce que c’est mon idéal à moi, pas celui de l’autre, amis, conjoint, on-dit, et qu’il m’aura fallu longtemps pour comprendre qu’il n’y a pas d’autre voie vers l’idéal que de, déjà, trouver le sien.

Et pour le reste, m’a-t-elle dit un jour qu’à nouveau je lui exprimais mes doutes, pour le reste, je n’oublie pas que le but, c’est en fait, et peut-être seulement, le chemin…

calme

Devant le jury photo de la fin du premier trimestre, ma fille a déclenché l’enthousiasme – pourtant rare – chez ses profs. Et quand je vois la photo ci-dessus – de sa série « autoportrait » entièrement réalisée au déclencheur, imaginez la difficulté pour cadrer ! – je les comprends. C’est fascinant d’observer de l’intérieur la naissance d’une photo, les heures à tester, répéter, tenter d’atteindre ce qu’elle a en tête, et puis, d’entre le nombre, en voir émerger une. La photo, c’est une alchimie qui surgit parfois de la technique et s’en affranchit – comme dans la plupart des arts sans doute – et il y a là-dedans quelque chose de magique…

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2 Commentaires

  • Répondre lela1981 22 décembre 2016 at 11 h 25 min

    Comme je te comprends sur cette recherche de calme et de solitude….on devait se ressembler adolescente……et je confirme, cette photo est juste sublime. Ta fille a beaucoup de talent.

  • Répondre Anacoluthe 3 janvier 2017 at 23 h 40 min

    Ah oui, tu étais aussi comme ca à l’adolescence ?! Et merci pour ma fille… Je trouve aussi, forcément !

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