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Décryptons le web : #lesgens

9 mai 2016

 

lesgens

Si au lieu de passer vos journées sur Facebook, vous privilégiez des activités inutiles telles que travailler, vous occuper de vos enfants ou lire des livres, laissez-moi déjà vous dire ma désapprobation quant à votre attitude anti-sociale, qui vous fait passer à côté de tout un pan de la culture contemporaine.

Parce que kicéki doit s’y coller pour vous décrypter le langage 2.0, hein ? (← inutile de répondre à la question ci-contre, il s’agit d’une question purement oratoire, puisque oui, je maîtrise autant l’art oratoire que le langage 2.0, petits veinards).

La leçon 1 de notre décryptage portera donc aujourd’hui sur #lesgens unité syntaxique qu’on prononcera : « hashtag les gens ».

Le sens de #lesgens pourrait être résumé par une expression du XXème siècle : « l’enfer c’est les autres ».

Oui, le résumé est plus long que ce qu’on résume, ce qui prouve le progrès parcouru par l’humanité en un siècle, aujourd’hui tout va plus vite, c’est fantastique. (aka : on t’a bien niqué Jean-Paul !).

L’enfer, donc, c’est #lesgens, qui par exemple font rien qu’à critiquer ce que je fais au lieu de s’occuper de leur fondement.

Mettons-nous si vous le voulez bien en situation, si vous le voulez pas aussi d’ailleurs, c’est oratoire, je vous dis, toutes ces questions, alors asseyez-vous et taisez-vous. Au pire, pour vous occuper, vous n’avez qu’à noter, tiens.

Situation : vous allez au parc sortir votre chien et vos enfants, ou vos chiens et votre enfant si vous êtes quelqu’un de raisonnable (j’appartiens à la 1ère catégorie, pauvre folle que je suis).

Et là, alors que vos enfants évacuent leur trop plein d’énergie tout en développant leurs aptitudes psycho-motrices par une habile remontée du toboggan par la face nord – l’escalier, c’est pour les faibles – une mère outrée vient vous exprimer ses doutes quant à vos compétences éducatives.

#lesgens c’est ainsi que se terminera le statut facebook que vous rédigerez sitôt rentré chez vous, relatant ce déplorable épisode.

Bref, #lesgens vous permet en 8 petits caractères d’exprimer cette leçon acquise avec les années et la maturité sur la nature profonde de l’humanité : les autres sont cons, chiants, égoïstes, pénibles, mesquins et pire que tout, nombreux.

Et comme le dit Jacques A. Bertrand dans son roman j’aime pas les autres :

« C’est des gens bizarres, les autres. Vous pensez qu’ils sont comme vous. Et pas du tout. Ils sont comme les autres. J’aime pas les autres. »

 

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12 Commentaires

  • Répondre La vie en (presque) rose 9 mai 2016 at 9 h 49 min

    C’est comme #lesétrangers de Coluche qui, quel que soit le pays où tu vas, parlent un étranger différent que personne ne comprend. #Lesétrangers, c’est encore pire que #lesgens.

    • Répondre anacoluthe 12 mai 2016 at 11 h 32 min

      C’est vrai qu’ils abusent, ils parlent vite, ils ne font aucun effort pour prendre l’accent français 😉

  • Répondre Eulalie 9 mai 2016 at 12 h 00 min

    Merci pour ce pur et bon moment blogesque 😉

    • Répondre anacoluthe 12 mai 2016 at 11 h 33 min

      Merci !(ton prénom me tient particulièrement à coeur…)

  • Répondre sophie 9 mai 2016 at 12 h 13 min

    suis contente parce que ma vision pessimiste du monde m’encourageais à penser que j’étais bizarre comparée aux autres, aux gens….je m’empresse de rectifier le tir dans mon cerveau parano et te remercie pour ce post
    😉

    • Répondre anacoluthe 12 mai 2016 at 11 h 35 min

      voilà, on a du mal avec les gens, mais la bonne nouvelle, c’est que les gens aussi ont du mal avec les gens : ça nous fait un point commun entre les gens et nous !!

  • Répondre Je ne suis pas une poule 9 mai 2016 at 22 h 13 min

    Je crois que #les gens se permettent beaucoup plus de te juger à partir du moment où tu as un (des) enfant(s)… Pourquoi? Mystère… Ils considèrent sûrement qu’il est de leur devoir de nous montrer comment il faut faire… #onvousariendemandé #occupezvousdevosculs etc.

    • Répondre anacoluthe 12 mai 2016 at 11 h 37 min

      alors ça, oh que ouiiiiiiii, y’a un truc pénible avec les enfants et qui commencent dès la grossesse (ce moment où ton ventre entre dans l’espace public !) où chacun se croit autorisé à s’occuper de notre vie.

  • Répondre jeune Vieillis Pas 10 mai 2016 at 11 h 04 min

    J’adore la phrase de Jacques A Bertrand. Je me demande si je ne pense pas la même chose…. Je suis sûre en fait !

    • Répondre anacoluthe 12 mai 2016 at 11 h 39 min

      t’as remarqué que ma position à moi est très ambigüe ?! je peux tout à fait penser que j’aime pas les gens et que les gens m’énervent et toussa, et en même temps avoir conscience qu’on est toujours les gens de quelqu’un, nous aussi ! C’est juste un truc pas évident, finalement, vivre ensemble…

  • Répondre Estelle 11 mai 2016 at 19 h 14 min

    Et dire qu’on est tous #lesgens de quelqu’un !

    Estelle
    lalippequimurmure.fr

    • Répondre anacoluthe 12 mai 2016 at 11 h 39 min

      c’est exactement ça !

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