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Un dimanche à la mer

1 octobre 2015

 

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D’abord, on jette la phrase en l’air « Et si on allait à la mer ?! »

Et à peine le temps que l’idée retombe par terre, on y est, assis dans ce restaurant en front de mer, savourant ce petit bonheur d’habiter à une heure de la côte belge.

Le litre de moule réglementaire, le verre de bière, et puis tiens, on prendra une glace sur la plage pour le dessert.

Ce jour-là, c’est « Dog Show » à De Haan, un de ces rassemblements canins dont les belges raffolent, et c’est comme un petit musée sociologique à ciel ouvert, tous ces chiens traînant leurs maîtres au bout d’une laisse, des petits, des grands, des gros, des poilus, des gentils, des méchants, même qu’à la fin on ne sait plus trop si on parle ou du maître ou du chien.

Aujourd’hui, on a décidé de faire une folie : on va s’offrir un transat sur une plage privée ! Mais comme on est en Belgique en septembre et pas en août à Saint-Tropez, ce sera tout habillé, sur l’un de ces innombrables transats rayés qui bordent l’immensité de la côte.

D’ailleurs, c’est comme si la côte belge n’était qu’une unique plage, à perte de vue, comme si toute la journée, on pouvait marcher entre le ciel et le sable, se dissoudre dans les éléments, la lumière et le vent.

Mais aujourd’hui, on ne fera pas la balade de l’horizon sans fin, aujourd’hui on se pose et on fait : rien. Absolument rien qu’être allongé sous le grand soleil pur.

A côté, nos voisins de transat font rien avec beaucoup plus d’application, en buvant du champagne. Quelle bonne idée, on y pensera la prochaine fois, et puis on s’habillera en beige immaculé de la tête aux pieds comme la voisine Parfaita et son mari, polo siglé vert fluo, cheveux gris et front soucieux de chirurgien.

Assis, ici, on entend les bruits assourdis, les enfants, les cerfs-volants, et les goélands, glissant dans le vent comme dans un grand-huit sans fin.

Et parce qu’aujourd’hui le temps s’est décidément arrêté, notre apprentie collégienne s’amuse peut-être pour la dernière fois à faire des châteaux de sable orné de coquillages, puis court sur la plage jusqu’à en perdre haleine.

Sans qu’on sache trop pourquoi, il y a des jours comme ça, où la machine à souvenirs en fabrique par dizaines, comme ces petits cailloux à tous les autres semblables, qui pourtant dans nos poches se transforment en trésors…

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10 Commentaires

  • Répondre La fille de l'encre 1 octobre 2015 at 9 h 05 min

    Je t’accompagnerai bien sur la plage … dans ce nord que j’aime – un peu quand même, même si je suis une fille du Sud – des origines Ch’ti et belges coulent dans mon sang.

  • Répondre PetitDiable 1 octobre 2015 at 15 h 06 min

    Quand j’étais parisienne, ça nous arrivait régulièrement: 2h de route et hop, un plateau de fruits de mer en Normandie. MAintenant c’est plus simple, forcément!

  • Répondre Zéphine 2 octobre 2015 at 0 h 02 min

    « D’ailleurs, c’est comme si la côte belge n’était qu’une unique plage, à perte de vue, comme si toute la journée, on pouvait marcher entre le ciel et le sable, se dissoudre dans les éléments, la lumière et le vent. »
    C’est tellement vrai, et tellement beau!

    La Côte belge, je n’ys suis pas allée souvent, mais c’est pour moi le souvenir de la balade de l’horizon sans fin qu’on faisait chaque anné avec une amie. C’était notre rendez-vous, celui auquel on s’est tenu des années, avant que la vie nous éloigne, avec ses jobs trop prenants, ses décès dont les deuils sont douloureux, et ses kilomètres qui augmentent au gré des expatriation.
    Maintenant, ces ballades sont transformées en session de procrastination du boulot sur skype, à discutter de tout et de rien pendant des heures, à rire des même privates jokes qu’il y a 10 ans, à laisser de long silences pour reprendre sur un autre sujet…

    C’est bien aussi, les ballades sur skype, différent mais bien.
    Malgré tout, je garde beaucoup de nostalgie pour les pieds tout doux d’avoir marchés des kilomètres dans le sable, pour le coup de soleil qu’on se prenait chaque fois parce que « avec les nuages et le petit vent frais, on a rien senti venir. On fera plus attention l’année prochaine », pour les sandwichs préparé le matin avant de prendre le train, un peu tièdes et croustillants de sable à l’heure du lunch, pour les poches pleines de tourelles ramassées pendant la ballade, bref, pour tout ces petits souvenirs comme des cailloux-trésors au fond des poches…

    (bordel, ça m’a rendue nostalgique tout ça!)

  • Répondre Slow Down 2 octobre 2015 at 7 h 40 min

    J’aime ta machine à fabriquer les souvenirs, c’est tellement cela! Un si joli texte, comme si on y était.

  • Répondre anacoluthe 2 octobre 2015 at 8 h 53 min

    La fille de l’encre : un peu du nord et du sud aussi, et justement, je trouve que le rapport à la mer est complètement différent… Dans mon imaginaire, au nord la mer c’est l’infini, l’aventure, au sud c’est le refuge, avec ces petites criques bordées de pin…

  • Répondre anacoluthe 2 octobre 2015 at 8 h 56 min

    @PetitDiable : oui, je pense que lest parisiens ont avec la Normandie la même relation que les gens du nord avec la côte belge, la mer à portée de voiture, pour s’échapper de la ville… (enfin, ceci dit nous on a aussi le Touquet à 2h, et je préfère carrément une heure seulement que deux heures, c’est moins galère avec les enfants !!)

  • Répondre anacoluthe 2 octobre 2015 at 8 h 59 min

    @Zéphine ; ils sont jolis, tes souvenirs avec ta copine, ce rendez-vous chaque année au même endroit, j’aime bien le principe…

    Ca a changé les choses, Skype, pour ceux qu’on aime du bout du monde… je me souviens qu’on s’écrivait des lettres avec ma soeur, à l’époque, et même, quand je n’allais pas bien, elle me téléphonait du bout du monde, et c’était tellement cher que le simple fait qu’elle appelle était une sacrée preuve d’amour !!!

  • Répondre anacoluthe 2 octobre 2015 at 9 h 00 min

    @Slow Down : merci, contente d’avoir réussi à t’y transporter !

  • Répondre Gigi la M. 6 octobre 2015 at 16 h 29 min

    Oh merciiiii , ca me fait envie …..
    J’veux la mer ………

  • Répondre anacoluthe 11 octobre 2015 at 16 h 30 min

    @Gigi la M. : vous avez demandé la mer, ne quittez pas… 😉

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