Maman

Je suis une mère à bout de nerfs…

6 janvier 2015

 

Si c’était à refaire, je ne suis pas sûre que je referais des enfants…

Ce sont des choses qu’on ne dit pas, je crois. Pourtant, c’est tellement ce que je pense, en ce moment, tellement ce que je ressens (surtout après 15 joooooours de vacances qui n’en sont pas avec mes enfants).

Je suis à bout, exténuée par leurs comportements, l’une entraînant l’autre -et vice versa- à faire un grand n’importe quoi genre yahou on ne dort pas…

Oh bien sûr, je les aime, de tout mon cœur de maman. Je serais inconsolable s’il leur arrivait quoi que ce soit.

Oui mais voilà.

Si on m’avait montré ce que serait ma réalité de parent en ce moment, toutes ces difficultés à traverser avec le sentiment que ça ne va jamais s’arrêter, eh bien non, je ne suis pas sûre que j’aurais signé pour la maternité.

Il ne me reste plus qu’à espérer que dans quelques années, tout ça sera oublié, quand je recevrais mes enfants à déjeuner… et que leurs propres enfants infernaux me vengeront gnarf gnarf gnarf de tout ce que j’ai enduré !

maman

Ci-dessus, des badges confectionnés par mes filles qui ne sont pas toujours des Monstres, donc !

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13 Commentaires

  • Répondre lela1981 6 janvier 2015 at 10 h 12 min

    Mon Dieu que c’est bon de lire ça ! Vive l’honnêteté ! Et ça ne fait pas de nous de mauvaises mères….juste des mamans honnêtes ! Merci !

  • Répondre charli 6 janvier 2015 at 11 h 36 min

    OOOOOOOOOOOOOOOUUUUUUUUUUFFFFFFFFFFfffff !!!!!! je ne suis pas toute seule !!! Effectivement ça ne s’arrête jamais. J’étais contente de dire  » la crise d’adolescence ?  » qu’est ce que c’est ? connait pas !!!!
    Mais voilà …. 22 ans et c’est le grand n’importe quoi !!!!!

  • Répondre Marylin 6 janvier 2015 at 15 h 28 min

    Hmmm… et sinon, bonne année 2015 alors !
    Et sinon elles te lisent, tes filles ?
    Elles savent ce que tu endures ?

    Bien sûr que c’est chaud d’être parent, bien sûr que parfois c’est l’enfer…mais c’est fait, hein.
    Donc, j’ai envie de te dire de t’aider toi plutôt, au lieu de rêver d’un truc impossible.
    (Et me tombe pas dessus de suite stp)

    Si elles sont casse-couilles, et ben pendant les vacances tu es envoies ailleurs, Papy, Mamie, cousins, colo, tu vas trouver…
    Et tant pis pour elles, elles ne profiteront pas de la super Maman que tu es.

    Mais pense à ta gueule, enfin, fais-toi un quotidien qui te fasse justice à toi, au lieu de tout le temps les mettre devant.
    Non ?

    Bref, en 2015, moi j’ai décidé de voir le verre à moitié plein.
    Amen.

  • Répondre sabine 6 janvier 2015 at 21 h 41 min

    Ah ça c’est pas fastoche. C’est même terriblement difficile. Tout le quotidien et puis surtout l’angoisse qui te tombe dessus à peine l’enfant né.
    je t’embrasse

  • Répondre anacoluthe 6 janvier 2015 at 22 h 37 min

    @lela1981 : je vois que je ne suis pas seule dans la confrérie des mamans exténuées :-)

  • Répondre anacoluthe 6 janvier 2015 at 22 h 38 min

    @charli : noooon, même à 22 ans, ça peut encore être emmerdant, un enfant ?! Mais au secours, moi que me dis « quelques années encore et puis je vais être enfin tranquille…. »

  • Répondre anacoluthe 6 janvier 2015 at 23 h 06 min

    @Marylin : oui, alors je comprends globalement l’idée, hein, mais malheureusement c’est un peu plus compliqué…

    Avoir un ado, c’est chiant (ils le sont plus ou moins, et la mienne est dans une phase mega casse-bonbons depuis 1 an et demi).

    Avoir un enfant avec troubles de l’humeur, c’est épuisant et extrêmement déstabilisant (c’est même un truc dont te parlent les médecins, les conséquences sur la famille) (d’autant que le diagnostic complet, c’est troubles de l’humeur + troubles anxieux + troubles de l’attention + dyscalculie).

    Mais les deux ensembles, avec les interactions de l’une sur l’autre, c’est un cocktail trèèèèèès pénible.

    Alors autant mon ado, j’en suis à ce stade de la laisser assumer les conséquences de ses actes alakon – et elle part en pensionnat l’année prochaine – autant je ne peux pas la laisser entraîner sa soeur là dedans. Je ne peux pas me désengager, les conséquences sont trop dangereuses pour elle.

    Quand à confier ma seconde à d’autres gens, c’est possible rarement, avec 2 personnes en qui j’ai confiance (dont ma soeur… quand elle est en France !). Mais pour te donner une idée, elle a passé une nuit + une journée chez mes beaux parents à Noël : elle a fait une crise de colère, elle s’est enfuie, seule, dans la campagne,dans le froid, à 15 mn de marche, sans prévenir personne, sans dire où elle allait. Ils ne s’en sont même pas aperçu, ils ne savaient pas où elle était !! Heureusement, on est arrivé à ce moment là, et on est illico parti arpenter les alentours pour la retrouver… donc non, je ne peux pas « me reposer » sur d’autres gens…

    Donc oui, c’est lourd à porter, oui, ça me fait mega mega chier (j’avais pas pour ambition d’être un parent héroïque !) mais je suis OBLIGEE de le porter, je n’ai pas le choix. Ce n’est pas juste, mais c’est comme ça. Tu vas pas dire à un parent d’handicapé moteur « mais pensez à vous, enfin !! ». Il existe des situations que tu ne peux pas changer, même si elles sont insupportables.

    Mon espoir, c’est que tout ce que je fais maintenant permettra peut-être qu’adulte, elle soit autonome, parce que je n’ai pas envie de devoir encore assumer quand elle sera adulte…

    Et donc, oui, il y a des jours où ça me fait tellement chier, que je me dis que j’aurais préféré ne pas avoir d’enfants, ne pas avoir à vivre ça.

  • Répondre anacoluthe 6 janvier 2015 at 23 h 14 min

    @sabine : heureusement qu’on est dans assez inconscient quand on fabrique les enfants, qu’on ne réalise pas trop tout ce qui nous attend… et heureusement qu’il y a quand même des bons moments (enfin, en ce moment, pas trop pour moi ^-^!)

    bises aussi !

  • Répondre Marylin 7 janvier 2015 at 1 h 10 min

    @Anacoluthe : Loin de moi l’idée de minimiser les problèmes d’ordre médicaux, hein, je me doute que c’est tout sauf simple malheureusement.

    Je pensais en 1er lieu à la phase « ado », mais apparemment tu gères, donc c’est cool (enfin, il me semble en tout cas).

    Pour la 2nde, ce que j’essaie de te dire, j’espère le moins maladroitement possible, c’est que oui c’est dur – insupportable parfois sans doute – mais malheureusement il faut faire avec.
    Et tout ce que tu lui donnes aujourd’hui l’aidera à se construire un avenir, c’est sûr et certain.

    Juste à un moment, il faut accepter qu’elle aussi a sa part dans l’histoire, et que tu ne peux pas tout prendre pour toi.

    Et je crois que pour un parent, le plus dur est de réussir à rester dans un comportement juste pour lui-même, de ne pas être totalement englouti jusqu’à y perdre son existence propre.

    Je ne sais pas si c’est hyper clair – et depuis le smartphone en plus, je galère – mais en gros, je crois que le meilleur que tu puisses lui apporter, c’est en restant toi, avec ce qui te caractérise – forces faiblesses, tout le toutim – et pas seulement la mère qui mène chaque jour son combat pour sa fille.

    Je pense que vous y perdriez toutes les 2 beaucoup si tu t’oublies trop…

    Bref, suis désolée pour le comm’ du soir, mais que j’espère quand même porteur d’espoir (rime riche, là, non ?)…je t’envoie plein d’encouragement, et des bises gelées depuis la capitale !

  • Répondre Amiral Dourakine 8 janvier 2015 at 1 h 14 min

    Amiral Dourakine désolé pouvoir pas faire grand chose. Amiral Dourakine pleurer comme pitit enfant, et puis boire très beaucoup vodka. Et puis songer : Pourquoi faire enfants ? A cause luxure ? Pourquoi Dieu donner luxure à hommes et femmes et punir après ? Amiral à perdu cap, et cherche partout. Pas trouvé.

  • Répondre anacoluthe 8 janvier 2015 at 12 h 37 min

    @Marylin : j’ai parfaitement conscience de ce que tu dis, d’ailleurs, je ne sais pas si tu as suivi une discussion sur mon instagram où j’expliquais cela, qu’accepter pour avancer est une étape vers laquelle je veux aller, de même que – même si je « prends en charge » beaucoup pour elle, je sais que petit à petit je vais transférer : c’est tout l’enjeu du moment, qu’elle fasse le chemin « j’accepte-j’assume-j’agis » maintenant, avant le grand bouleversement de l’adolescence…

    Mais bon, voilà, je le sais mais c’est un long chemin, avec des hauts des bas, et dans les bas, il y a ce billet donc, où je montre mon découragement…
    ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas tout le reste dont je te parle en commentaire, mais dans ce billet, je parlais de ma fatigue… c’est le côté réducteur du format « billet » !

  • Répondre anacoluthe 8 janvier 2015 at 12 h 40 min

    @Amiral Dourakine : oui, je ne sais plus où j’écrivais que l’orgasme est la ruse de Dame Nature !
    Sauf qu’aujourd’hui, on ne peut même plus dire qu’on ne voulait pas : on fait les enfants par choix, ce n’est plus une fatalité, c’est peut-être pour ça qu’on se culpabilise autant quand ça ne se passe pas comme prévu, d’ailleurs !

  • Répondre leau2001 26 février 2015 at 12 h 00 min

    Pas facile d’avouer que nos enfants nous épuisent… mais finalement pourquoi pas, j’aime le chocolat, la glace à la vanille et pourtant si j’en mange trop cela me rend malade, et pourtant je le sais et j’en mange quand même, c’est mon choix 😉

    Pour revenir aux enfants, ils sont notre prolongement, nous l’avons choisit, ils n’ont rien demandé, ils sont là sur notre propre choix… cela veut il dire que nous pouvons vivre avec eux tous les jours dans le bonheur et le plaisir ??? Surement pas, il y a ce que l’on à en nous de positif pour nos enfants, l’amour, la fierté, l’attention. Nos enfants sont avant tout des individus que nous avons invité dans nos vies, et de cette interaction incessante il résulte parfois des conflits et c’est normal… notre capacité à régler ces conflits et tensions doit être la même que ce que nous ferions avec des personnes de l’exterieur…

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