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Moi aussi, j’aime la pourriture…

2 octobre 2014

banana

Qui sait, peut-être que comme Amélie Nothomb, ça m’apportera le succès ?

Alors oui, je vous le confie : j’aime le pourri !

Je l’ai découvert l’autre soir, dans un bar lillois, au moment précis où mes lèvres entrèrent en contact avec le lieutenant de Sigalas, que je venais à peine de rencontrer.

C’est sa petite fille, Laure de Lambert, qui m’avait présenté le lieutenant de Sigalas, et pour me mettre en confiance, elle m’avait certifié que chez son vénérable ancêtre, la pourriture était « noble », qu’elle y veillait elle-même chaque jour par amour pour cette belle histoire familiale…

D’abord, j’ai hésité, bien sûr.

Et puis, la curiosité a pris le dessus, je me suis lancé, et… j’ai bu !

Eh oui, ce mystérieux lieutenant de Sigalas est en fait un Sauternes, et probablement l’un des meilleurs que j’ai jamais bu ! Et grâce aux explications de Laure, viticultrice de son état, j’ai compris pourquoi.

Le château Sigalas-Rabaud est un des rares domaine de Sauternes qui soit encore une exploitation familiale. Et depuis des générations, on sait que – pour que la magie du Sauternes opère – il faut récolter tardivement et exclusivement les grains sur lesquels se sont développés une « pourriture noble » (et il y a de la pourriture pas noble, #SachezLe).

Ce petit miracle se produit si et seulement si se combinent le soleil et le brouillard, autant dire rarement.

Alléluia car le domaine de Sigalas est situé sur une hauteur, soit la situation parfaite pour le facteur « exposition au soleil » et avec la Garonne en contrebas, voilà validé le paramètre « humidité dans l’air ».

Le lieutenant de Sigalas – nommé ainsi d’après un ancêtre de Laure – est le petit cousin plus abordable que le Sauternes premier cru classé du domaine : autrement dit, c’est un merveilleux moyen de s’adonner à sa passion du pourri sans se ruiner (avec modération bien sûr !)

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Merci aux Apéros Bordeaux Expériences de m’avoir invité à vivre cette soirée. L’objectif de cette tournée à travers toute la France : faire re-découvrir les vins de Bordeaux sous un autre angle, plus abordable, plus ludique, plus festif. Pari réussi !

sigalas

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9 Commentaires

  • Répondre sosso 2 octobre 2014 at 10 h 15 min

    Tu sais que les meilleurs viandes de boeuf sont celles qui ont rassis pendant des semaines ? Seulement, par manque de place et de temps, les bouchers ne le font presque plus…

  • Répondre anacoluthe 2 octobre 2014 at 10 h 19 min

    @sosso : ah ben non, je ne savais pas… la « fraîcheur » de la viande est un mythe alors ?!

  • Répondre nesto 2 octobre 2014 at 13 h 11 min

    ah oui vu comme ça ^^

  • Répondre Albane 2 octobre 2014 at 14 h 19 min

    C’est comme un bon roquefort, le pourri a du bon !

  • Répondre anacoluthe 2 octobre 2014 at 22 h 32 min

    @nesto : enfin, tant qu’on ne le voit pas trop, justement, ce pourri… 😉

  • Répondre anacoluthe 2 octobre 2014 at 22 h 32 min

    @Albane : le roquefort, j’ai du mal, un traumatisme d’enfance quand j’ai appris ce que c’était, précisément !!

  • Répondre clarillon 6 octobre 2014 at 21 h 42 min

    Alors là… j’en prends plein la vue!
    Je raffole du Sauternes! Vive la pourriture!

  • Répondre anacoluthe 7 octobre 2014 at 10 h 13 min

    @clarillon : alors je te conseille d’essayer de trouver celui-là ! (moi à la base, je suis moyen fan de Sauternes, mais là, là… top !)

  • Répondre sosso 10 octobre 2014 at 10 h 35 min

    En fait, faire rassir la viande sur la carcasse, dans des bonnes conditions la rend 15 fois plus tendre (au moins). Du style, ton couteau glisse tout seul. C’est un plaisir en bouche.
    Il faut que tu demandes à ton boucher !

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