Y aurait-il trop de filles dans ma famille ?
Pour mon Homme, la réponse est oui, trois fois oui, comme les trois filles (les Monstres et moi) qu’il doit subir chaque matin. 3 fois trois « bouh, chai pas quoi mettre ! » c’est trop pour lui !
Quand je vois mes copines maman de garçons dont la seule question existentielle est « où est passé mon ballon ? », je me dis itou que ces incessantes chamailleries et pleurnicheries de fifilles, ça complique singulièrement notre vie de famille.
Pour Mini-Monstre en Second aussi, la réponse est oui : une sœur et elle dans la famille, c’est une fille de trop. Et une ennemie à abattre pour accéder au trésor tant convoité : l’amour de Papa-Maman en exclusivité !
Et puis, une grande sœur trop forte, trop belle, trop tout trop bien, c’est insupportable quand est atteinte de jalousite aigue comme Mini-Monstre en Second…
Alors, pour tenter d’atténuer un peu la situation pour Mini-Monstre en Second (Pour mon Homme et moi, nous en sommes réduits à la location de petits garçons avec expédition au cinéma et gavage de pop-corn), j’ai décidé de lui acheter un livre :
La Famille trop d’filles de Susie Morgenstern.
Enfin, je lui ai acheté le premier tome, avant de recevoir en cadeau les deux suivants, offerts par l’éditrice qui – comble du hasard du bien fait du c’est quand même dingue la vie – se trouve aussi être lectrice d’ici.
Et à lire les 3 premiers épisodes de cette saga qui en comptera 6, je me dis que Susie Morgenstern est une mère comme on rêverait d’en avoir : cette américaine installée en France par amour (Fifty points dans mon échelle personnelle de la valeur humaine) a commencé sa carrière d’écrivain pour enfants en élevant les siens.
(C’est maintenant une grand-mère comme on rêverait d’en avoir qui écrit pour les enfants de ses enfants mais là n’est pas la question !)
Avec la Famille trop d’filles, Susie Morgentern nous brosse le tableau d’une famille pas comme les autres, une famille de 7 enfants dont 6 filles, donc.
Et l’originalité du format, c’est que l’histoire de ce gynécée nous est conté à raison d’un livre par fille :
> Anna, l’aînée de 11 ans, rude métier dans une famille où les parents – chercheur et grand reporter – ne sont jamais là, et où le jeune homme au pair irlandais se laisse légèrement déborder !
> Cara, qui aime le théâtre plus que tout, mais dont les parents décidément peu présents semblent trop occupés pour venir assister à son premier spectacle.
> Dana, qui n’a pas de don comme toutes ses sœurs – du moins, c’est ce qu’elle croit – car en réalité, elle sait inventer des tenues que personne d’autre n’avait imaginé… Dana, qui se rêve enfant unique, mais qui découvrira au Ritz (!) que la famille, ça n’a pas de prix !
Bref, dans la famille Arthur – un peu brindzingue il faut l’avouer – tout le monde est différent, et c’est précisément grâce à leur originalité qu’on apprend à aimer chaque personnage.
Ces petits romans sont à dévorer dès 7 ans, et il me semble que justement, c’est un âge où il est important d’entendre que la vie, c’est aussi la fantaisie, le pas pareil, le tous ensemble.
Et pour avoir également feuilleté d’autres livres du même auteur destinés aux plus grands (Mini-Monstre Premier a adoré « La 6ème » et « Lettres d’amour de 0 à 10 »), je suis très touchée par l’humanité qui se dégage des romans de Susie Morgenstern, ce sentiment d’être différent qui souvent, fait mal, mais qui pourtant rend l’humain si attachant.
Et si finalement, le message de cette chère Susie à destination des petits, c’était que le « trop d’filles » n’est qu’une des manifestations de ce « trop humain » qui fait notre faiblesse… mais aussi notre force !
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J’adore (et ça me rappelle mon enfance !).
Auriez-vous, toi ou l’éditrice qui te lit, une suggestion de lecture pour la problématique inverse ? (i.e. une fille unique qui trouve normal d’être une princesse et pour qui la notion de partage est un vague concept sans intérêt ALORS QU’ON NE L’ÉLÈVE PAS COMME ÇA)
c’est exactement ce qu’il me faut! Merci pour cette (très bonne) suggestion de lecture.
bingo! même placard à chaussure rempli de ballerines brillantes….. les livres seront tops pour la Mini Berga formatée elle aussi à la compet « contre » sa soeur.
Tu nous donnes une super idée de cadeaux à offrir à des familles de filles
. Le principe d’un livre par enfant est génial.
Je ne voyais pas de différence filles/garçons… jusqu’à ce que j’en ai un après 2 filles! Et c’est vrai, ça rééquilibre un peu l’ambiance. Moins de piapia, moins de roses et d’histoires de fées, c’est coooool
@l’expat de biarritz : appel à l’éditrice, parce que je sèche pour le conseil de livre idoine !
Ah oui, l’enfant unique, j’avais peur du syndrome quand Mini-Monstre Premier était petite (les filles ayant 4 ans d’écart) et rétrospectivement, j’ai l’impression d’être tombée de Charybe en Scylla, de « l’enfant unique pas partageur » à « l’enfant à sœur pas partageur » non plus !!
@dansons la capucine (quel joli pseudo !) : je t’en prie ! Toi aussi, famille trop d’filles j’imagine ?
@bergamote : écoute, Mini-Monstre en Second est ravie… et refuse de les prêter à sa grande sœur, du coup ! (oui, bon, elle n’a pas encore tout à fait intégrée le message du « entre sœurs on est + fortes »)
J’espère que ta mini-Berga aimera !
@Stelda : ma soeur m’a dit exactement pareil que toi, enfin dans l’autre sens, une fille après deux garçons. Et elle a compris la différence, elle aussi !
(enfin, je crois qu’elle s’est dit qu’une fille c’était bcp + cool qu’un garçon, en fait… Peut-être que c’est pas pareil selon l’ordre d’arrivée fille/garçon?)
@Anacoluthe: merci, merci!!!!
@l’Expat: elle a quel âge, la princesse?
@Sosso : Presque 8 ans.
@Anacoluthe : placer de Charybde en Scylla dans un commentaire de blog, respect !
@Sosso : je t’en prie, merci à toi pour les livres !
@l’expat : c’est malin, depuis ta remarque, je suis désespérément en train de chercher quelle expression plus « banale » aurait pu remplacer « de Charybde en Scylla » !!
Oublie. La banalité ne t’irait pas de toute façon.
Je ne connaissais pas cette collection.
Bon ici, il y a plus trop d’mecs que de filles, mais malgré tout pour mon fils, sa soeur est aussi à abattre :-/
@MissBrownie : ah ah « à abattre », c’est un peu l’impression que ça donne, quelquefois, hein !
Et c’est là qu’on voit que les parents, ça sert à quelque chose (« non-non, on n’a pas le droit de trucider ses frères et sœurs, il vaut mieux aller jouer tout seul dans sa chambre si on s’est disputé ! »)
@ l’Expat: avec mes collègues, on cherche! On a pensé à Charlie et la chocolaterie, mais on continue notre réflexion et je te dis.
+ 1 avec l’Expat : même configuration et même âge !
Et je confirme que « Charlie et la chocolaterie » a été dévoré aux denières vacances (et nous a permis d’ailleurs de belles grasse-mat pendant que la bichette lisait dans son lit, déja une belle victoire même si elle ne s’est pas vraiment transformée en Mère Teresa pour autant !)
(Mais en même temps Mère Teresa n’est pas forcément un bon exemple puisqu’ ayant comme qui dirait mis tous mes oeufs dans le même panier, j’aimerai bien être grand-mère un jour….)
(Où l’on devine déjà l’énorme pression qui pèse sur les filles uniques….)
@Cilaïne : ha ha ha, ma fille tu seras Mère Théresa avec plein d’enfants, très bel exemple de « double bind », l’injonction contradictoire typique de nous autres parents !