Ranger nuit gravement à la santé.

Non, ce n'est pas "dérangé", c'est rangé à ma façon...

Ce week-end, j’ai été victime d’une crise aïgue de rangement.

Pas une des miennes.

Mes crises de rangements surgissent toujours en semaine, au bureau, alors que je m’apprête à attaquer un dossier urgent et compliqué.

Le dossier urgent et compliqué agit sur moi comme un révélateur de bordel et il devient alors vital que je range mon bureau. Immédiatement et de fond en comble.

Mais ce week-end, c’est mon homme qui a fait une crise de rangement. Dans ce genre de cas, il n’y a qu’une attitude raisonnable : abandonner sur le champ toute velléité de sortie dominicale en famille et s’accrocher fermement à tout objet auquel on tient, si on ne veut pas le voir disparaître dans le tourbillon du rangement.

Car du rangement à l’enfer de la poubelle, il n’y a qu’un pas, franchi très allègrement par mon homme. Mieux vaut donc faire attention à ce qui traîne par terre, sous les armoires ou derrière un canapé…

Surtout avec les affaires des autres, qualifiées la plupart de temps de « cochonneries qui encombrent ». Avec ses affaires, bizarrement, mon homme redevient illico un être doux et sentimental, prompt à s’émerveiller devant tous les souvenirs enfermés dans un banal objet poussiéreux…

Et ce dimanche, donc, nous avons subi une crise particulièrement violente, avec un enchaînement de cause à effet qui m’a été fatal :

Lâché seul dans la chambre de Mini-Monstre en Second, mon homme en a profité pour ranger jeter sa tête à coiffer tant aimée.

Dépitée, perdue, désœuvrée, Mini-Monstre a subtilisé mon écharpe en laine pour pouvoir lui tresser les franges en loucédé.

Dépitée d’avoir perdue mon écharpe, je suis sortie cou nu par moins 10°. J’ai pris froid.

Ranger nuit gravement à la santé. CQFD.

Je vous laisse, je dois attaquer un dossier urgent et compliqué.

Et encore, là j'ai enlevé les élastiques fluo...

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