Humeurs

Fenêtre sur Aldi

12 mai 2010

Assise devant l’ordi, j’écris, avec, depuis mes fenêtres une vue plongeante sur l’Aldi.

Devant l’Aldi, un parking.

Dans le parking, un coin à l’abri, quelques arbres, un buisson.

Au pied des arbres, un homme. Toute la journée, un homme. Son chien, son sac, et quelques cigarettes.

Putain de monde.

Fenêtre sur cour, c’est bien fini, c’est fenêtre sur Aldi, et en guise de meurtre, juste un drame ordinaire.

Crime banal et fatal car tout le monde le voit et personne ne l’a vu.

Vertigo ou psychose ?

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4 Commentaires

  • Répondre sabine 12 mai 2010 at 21 h 49 min

    Oui putain de monde ! mais comment faire? la misère me semble de plus en plus présente dans ma campagne, alors je m’investis comme je peux. C’est ce qui me mine on ne peut rien y faire vraiment finalement? ????

  • Répondre anacoluthe 13 mai 2010 at 10 h 17 min

    @Sabine : tu t’investis, c’est bien, je n’ai pas ce courage ! Oui, je crois que c’est ça qui me mine aussi, cette impression d’impuissance… Et là, c’est encore plus flagrant pour moi, au chaud dans mon bureau, travaillant-facturant, et cet homme tous les jours, à 10 mètres, attendant… juste que le jour se passe…

  • Répondre lutecewoman 23 mai 2010 at 23 h 38 min

    Ta prose assassine, elle est sublime. J’aldore – et que le jour commence et que le jour finisse sans que jamais rien ne puisse…

  • Répondre anacoluthe 25 mai 2010 at 14 h 42 min

    @lutecewoman : merci pour ça, because grosse crise de doute, en ce moment… Mais bon, si tu sors l’artillerie racinienne, je fais pas le poids, là (mais que j’aime ça, mon dieu, que j’aime l’alexandrin, ce rythme qui apaise…)

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